Bienvenue sur le blog la guitare en 2 semaines ! Si vous êtes nouveau ici, vous voudrez sans doute lire mon livre qui vous permet de bien débuter la guitare avec 7 morceaux de légende cliquez ici pour télécharger le livre gratuitement ! 🙂
Sur le papier, ces mélanges n’avaient aucun sens :
Du disco avec de la musique électronique.
Du hard rock au milieu d’un morceau de Michael Jackson.
C’est un peu comme mélanger une raclette avec des sushis : normalement, tu te poses des questions.
Et pourtant…
Ces artistes ont pris deux styles qui semblaient incompatibles, les ont mélangés… et ont créé certains des plus gros tubes de l’histoire.
Et tu vas voir : derrière chaque morceau, il y a une rencontre improbable.

Jack White des White stripe.
1. Seven Nation Army : Le blues déguisé en tube de stade
Ce morceau, sorti en 2003, mélange le Blues et le garage rock.
Au début des années 2000, le blues n’est plus vraiment la musique la plus à la mode.
Pour beaucoup de jeunes, c’est une vieille musique.
Un truc joué par des musiciens assis sur une chaise…
Avec parfois beaucoup trop de solos.
Mais Jack White adore le blues, alors il va le relooker.
Il prend une guitare rouge, un t shirt rouge, une batterie rouge.
The White Stripes utilisent presque toujours les mêmes couleurs :
Du rouge.
Du blanc.
Du noir.
Il mélange les racines du blues avec l’énergie du garage rock et du punk.
Et ça donne ce riff mythique.
Juste quelques notes, impossible à oublier.
Et ce petit riff inspiré du blues est devenu un hymne chanté dans les stades du monde entier.
Et la bonne nouvelle, tu peux le jouer, même si tu débutes la guitare.

Ed Sheeran, interprete de Shape of youi
2. Shape of You — Quand Ed Sheeran range presque sa guitare
Avant Shape of You, quand on pense à Ed Sheeran, on imagine surtout ça :
Un chanteur.
Une guitare acoustique.
Et des chansons plutôt calmes.
C’est pas le premier artiste auquel on pense pour remplir une piste de danse.
Et pourtant, Shape of You a fait danser tout le monde à sa sortie.
Pourquoi ?
Ed Sheeran a mélangé la Pop acoustique et le dancehall.
Le dancehall vient de Jamaïque.
C’est une variante dansante du Reggae.
C’est une musique basée sur le groove, les percussions et des rythmes faits pour donner envie de danser.
Sur le papier, le mélange est assez étrange :
ballades à la guitare et rythme jamaïcain ultra-dansant.
Et pourtant, Shape of You devient l’un des plus gros tubes de la décennie.
On a fait un tuto pour jouer le morceau ici.

Mickael Jackson et Eddie Van Halen (Beat it)
3. Beat It — Quand Michael Jackson invite un guitariste de hard rock
Pop + hard rock — 1982
Au début des années 80, la pop et le hard rock vivent dans deux mondes différents.
D’un côté, Michael Jackson.
Des mélodies.
Des chorégraphies.
Du funk.
De la pop.
De l’autre, le hard rock.
Des amplis poussés à fond.
Des cheveux très longs.
Et des solos de guitare à 200 notes par seconde.
Normalement, les deux publics ne se mélangent pas beaucoup.
Mais Michael Jackson décide de mettre une énorme guitare rock au milieu d’un morceau pop.
Et pour le solo, il n’invite pas n’importe qui.
Il appelle Eddie Van Halen.
À l’époque, c’est l’un des guitaristes les plus impressionnants au monde.
Et ça donne un solo de guitare mythique.
Le solo est difficile à jouer, mais le riff de guitare est accessible,
même si on débute la guitare.
Je te montre comment jouer ce morceau pas à pas ici :

John frusciante le guitariste des Red Hot Chili Pepper qui a composé le riff mythique Can’t Stop
4. Can’t Stop — Quand le funk se branche sur un ampli rock
Ce morceau de 2002 mélange l’énergie du rock, et le groove du Funk.
Les Red Hot Chili Peppers ont réussi à garder le meilleur des deux mondes.
Dans Can’t Stop, John Frusciante ne joue presque pas comme un guitariste de rock classique.
Il joue un riff très rythmique.
Chaque note est courte.
La guitare devient presque un instrument de percussion.
Résultat : tu peux danser dessus…
Tout en ayant envie de sauter partout.
Et ce mélange funk-rock est devenu la signature des Red Hot Chili Peppers.
Tu peux découvrir comment apprendre ce riff de guitare pas à pas, dans cette vidéo.

Les Daft Punk
5. Get Lucky — Quand Daft Punk ressuscite le dis
Ce morceau de 2013 mélange Funk et disco.
En 2013, la musique électronique est partout.
Mais surtout, elle est fabriquée avec des synthés, des samples et des ordinateurs.
Et Daft Punk décide de faire… exactement l’inverse.
Ils font venir de vrais musiciens.
Une vraie batterie.
Une vraie basse.
Et surtout, une vraie guitare funk.
Pour ça, ils invitent Nile Rodgers.
Et ce n’est pas n’importe qui.
Dans les années 70, Nile Rodgers était le guitariste du groupe Chic.
C’est l’un des musiciens qui ont créé le son disco que Daft Punk écoutait et samplait à ses débuts.
Des années plus tard, ils ne samplent plus leur héros…
Ils jouent directement avec lui.
Et c’est là que naît ce riff mythique de Get lucky.
Le plus étonnant, c’est qu’à cette époque, le disco est considéré par beaucoup comme une musique un peu ringarde.
Avec les pantalons pattes d’éléphant et les boules à facettes.
Mais Daft Punk reprend ce son des années 70 et le modernise.
Résultat : Get Lucky devient un tube mondial…
Et remet le disco au goût du jour.
C’est un morceau qu’on apprends dans la formation l’accompagnement clé en main.
6. Wake Me Up — Le morceau que certains fans d’EDM ont détesté avant de l’adorer
Ce tube de 2013 mélange Folk EDM (Musique electronique)
En 2013, Avicii est l’une des plus grandes stars de la musique électronique.
Ses fans s’attendent donc à entendre :
Des synthés.
Des basses énormes.
Et un morceau fait pour les festivals.
Mais quand Wake Me Up commence, on entend une balade folk.
Une guitare acoustique.
Des accords qui ressemblent presque à de la folk ou de la country.
À première vue, les deux univers sont complètement opposés.
La folk, c’est une guitare en bois, des instruments naturels et une ambiance très organique.
La musique electro, c’est des ordinateurs, des synthés et des festivals gigantesques.
Mais Avicii ne choisit pas entre les deux.
Il commence comme un morceau folk, puis il fait exploser le refrain comme un morceau électro.
Résultat : Wake Me Up devient un énorme tube.
Et ce mélange entre guitare acoustique et musique électronique sera copié pendant des années.

Mark Knopfler le guitariste des Dire Straits
7. Sultans of Swing : Du jazz caché dans un morceau de rock
Ce morceau de 1978 mélange Jazz, blues et rock
Quand on écoute Sultans of Swing, le morceau paraît simple.
Une batterie.
Une basse.
Une guitare.
Bref, un groupe de rock.
Mais si on écoute vraiment la guitare de Mark Knopfler…
Il se passe beaucoup plus de choses.
Il ne joue pas de gros accords comme beaucoup de guitaristes de rock.
Il joue des petites phrases.
Il improvise.
Il laisse des silences.
Et il utilise des idées qui viennent du jazz et du blues.
Mais sans rendre le morceau compliqué.
C’est ça qui est assez fort.
Même si tu ne connais rien au jazz…
Tu peux apprécier le morceau immédiatement.
Le résultat est à la fois élégant, technique…
Mais aussi très direct. Presque viscéral.
Et surtout, le jeu de Mark Knopfler est reconnaissable en quelques secondes.
Le point commun entre tous ces morceaux
Aucun de ces artistes n’a inventé un nouveau style à partir de rien.
Daft Punk n’a pas inventé le disco.
Ed Sheeran n’a pas inventé le dancehall.
Avicii n’a inventé ni la folk ni la musique électronique.
Ils ont simplement pris deux univers qui existaient déjà…
Et ils ont créé un pont entre les deux.
Parfois, l’originalité, ce n’est pas d’inventer quelque chose qui n’a jamais existé.
C’est de prendre deux choses que tout le monde connaît…
Mais que personne n’avait pensé à mettre ensemble.